lundi 14 février 2011

Fait l'un pour l'autre

Quand on aime on ne compte pas.
Et pourtant tu compte énormément pour moi.
Dans tes yeux, je vois ce que nous sommes,
mais aussi ce que nous pourrions être.
Dans nos enfants, je vois nos différences
associées pour le meilleur des mélanges.
je vois nos ressemblances,
associées pour une plus grande patience.
Dans nos tendresses, je vois nos enfants,
nos projets et notre vieillesse.
Dans nos disputes, je vois l'équilibre,
pour une meilleure balance.
Dans nos échanges, je vois nos âmes,
pour une meilleure compréhension.

De mon cœur à ton cœur un seul lien
tisser broder et renforcer par le quotidien.
Je t'aime mon amour.

mardi 30 novembre 2010

Le Baptème du feu

Lorsque que l'on fait baptisé un enfant de façon religieuse ou de façon républicaine, on le fait parce que l'on cherche, essentiellement, à lui montrer un chemin.
Lorsqu'un adulte se fait baptiser de son propre gré, c'est qu'il montre aux autres le chemin qu'il souhaite prendre aujourd'hui.
Et lorsqu'on baptise quelqu'un contre son gré, cela signifie que l'on souhaite lui montré ce à quoi il devra s'attendre. Lorsque le baptême est de feu c'est souvent le pire ou presque le pire de ce qui peut arriver que l'on montre.

Lorsque à 8H00 du soir, alors que je m'apprêtais à partir de mon cours de théatre, mon mari m'a appelé, j'ai su que quelque chose clochait.
Lorsqu'il m'a annoncé que la neige tombait sur Mantet et sa route, depuis un bon moment déjà, j'ai su que cela devait arriver un jour.
Lorsqu'en sortant tout juste de sahorre j'ai vu que la neige tenait déjà sur la route, j'ai su que ça risquait d'être difficile.
Mais je ne m'attendait pas à rentrer chez moi perclu de courbature du à la tension de mes épaules.

Lorsque, à Py, j'ai découvert 3 cm de neige, j'ai su qu'il faudrait chainée.
Lorsque, avant même d'avoir quitter le village, ma voiture c'est mise à glisser, j'ai su que je devais m'arrêter et chainée.
Mais je ne m'attendait pas à ne pas trouver ce maudit crochet bleu, qui s'attache après le maudit crochet jaune.

Lorsque mes doigts on commencé à geler, et qu'il m'a fallut recommencer la manœuvre pour mettre les chaines, j'ai su que je finirais par y arriver avant de me transformer en bonhomme de neige.
Lorsque une fois les pneus dument équipés je me suis mise à rouler, j'ai su que plus dur était passé.
Lorsque j'ai entendu ce petit claquement contre la roue j'ai su qu'il suffisait de resserrer les chaines pour l'arrêter.
Mais je ne m'attendais à m'arrêter tout les faux plats pour vérifier que mes chaines étaient toujours là.

Lorsque j'ai passé le col 3/4 heure plus tard, j'ai su que j'étais chez moi.
Lorsque j'ai constaté l'état de la route, j'ai su qu'il ne fallait pas relâcher son attention avant d'être garer au parking.
Lorsque je suis enfin arrivée à destination, j'ai su que j'avais bien fait de prendre une veste chaude.
Mais je ne savais pas qu'un baptême est quelque chose de très gratifiant lorsqu'on emprunte un chemin qu'on a choisi. Même si je n'avais pas décider d'être baptisée ni même d'avoir un baptême du feu.

Pour conclure, je remercie mes parrains (Maryse, rené et Mathieu) qui m'avait très bien préparer pour la route et j'espère être un jour suffisamment entrainer pour à mon tour pouvoir parrainer mes fils ( ainsi ils pourront circuler libre même lorsqu'il neige).

dimanche 28 novembre 2010

Occuper ses enfants les mercredi et le WE avant Noël


Merci le magasine "YOUPI j'ai compris" qui dans son numéro 267 de décembre 2010, nous donne plein de petite réalisation à faire avec ou par ces petits (tout dépend l'age) pour décorer le sapin de noël.

Nous avons donc avec Daniel pris une heure sur la matinée pour bricoler un peu. Voilà nos réalisation.

Voici comment on s'y prend pour ces quatre petites choses mais vous trouverez dans YOUPI 19 autres objets (des sapins, des rênes, un escargot en fruit sec etc...)

Donc première étape sortir tout le matériel, ciseau, colle, cure dent, papier rouge, gomettes et cotillon, récupération de carton, de rouleau de papier toilette, bouchon en liège, rubans etc ...

Sans oublier le Livre ou plutôt le mode d'emploi, que voici pour un moulin, une clochette, un petit lutin pour le sapin et une pique papa Noël pour l'Apéro.


moulin
ClochetteLutin pour sapinpique Apéro






















Au final on s'est beaucoup amusée et la semaine prochaine je vous ferais partager notre Sapin de noël joliment décoré par les créations de Daniel.

samedi 20 novembre 2010

Acepter n'est pas forcément renoncer.

S'accepter tel que l'on est est une démarche essentielle à l'adolescence. Lorsqu'on se met en couple il est d'autant plus important d'accepter l'autre tel qu'il est. Une fois qu'on a des enfants il est plus facile d'accepter ses parents.

Mais pour que ça marche il faut faire des compromis et, faire des compromis c'est toujours les porter au quotidien. Plus il y en a, plus c'est lourd.

Lorsqu'on choisi un compagnon, quel qu'il soit, au delà de l'attirance réciproque il y a les points communs et les différences. Certains choisissent qui leur ressemblent et sont moins parés lorsque l'adversité les confronte à ce qu'ils ne sont pas. D'autres choisissent des complémentaires afin de mieux affronter le reste du monde mais chaque différence est un compromis et chaque compromis à son poids.

Lorsque j'étais ado, je voyais des séries télés où les nanas faisaient des listes pour choisir entre deux choix, les plus d'un coté et les moins de l'autre. Je ne l'ai jamais mis en pratique surement par peur de me confronter à mes propres moins et plus. Et j'ai toujours trouvé plus facile de voir quels sont les compromis que je suis prête à faire, pour mon mari, pour mes enfants. On a beau dire il n'y a rien que je ne ferais pour mes enfants, la vérité c'est que personne ne peux vivre à travers un tiers.

Si certain vous disent qu'être au foyer cela signifie être dépendant de son compagnon, il n'aura pas tout à fait tord. Mais la dépendance est réciproque, il ne faut pas oublier, même si votre compagnon l'oubli souvent, que lui même est dépendant de vous. Il ne peux pas prendre en charge les enfants, le ménage, l'intendance en général (course, facture) et au final il délèguerais (nounou, bonne, WE); OUI week-end au lieu de sortir avec ces amis il y a les factures, les courses et tout ce qu'il n'a pu délégué. Aucune femme (ou homme suivant les cas) ne peux travailler et s'occuper de l'ensemble des corvées sans que son compagnon ne participe au ménage, à la garde des petits etc...

Lorsque l'on travaille chez soit, il est dur de voir la limite entre le travail et être mère ( ou père) au foyer. J'ai fait ce choix pour être avec mes enfants, leur donner l'avantage des cookies maison, des repas en famille, des jeux créatif et éducatif. Mais si moi-même j'ai du mal à faire la part entre le temps que j'accorde aux travaux de couture, de mobilier en carton, de secrétariat pour l'entreprise de mon mari et mes devoir familiaux. Il doit être encore plus dur pour les tiers, mon mari, mes enfants de voir que je ne suis pas robotisée. J'ai besoin de temps de liberté. Un temps qui ne dépend d'aucun sans "il faut" ni "je dois". Dernièrement j'ai réussi à accorder deux heure tout les jeudi soir jusqu'à Noël à autre chose que mon foyer même si au fond ça reste lier, c'est tout de même du temps de liberté.


Pour Noël et la nouvelle année je souhaite à tous ceux qui ont fait passer leur foyer en priorité du « Temps de LIBERTE »

mercredi 3 novembre 2010

Pate de Fruit Pommes / Cynorhodon

En cette saison c'est le temps des pommes, des châtaignes et aussi des Cynorhodons.

Le cynorhodon ou aussi appelé "gratte-cul" est le fruit de l'églantier.
Il se récolte après les premières gelées, le plus mur possible c'est à dire légèrement mou, voir sec parfois.
Cependant le gratte-cul à un gros inconvénient, comme son nom l'indique ... il gratte. En effet il contient, en son cœur, des graines enrobées de petit poils.
En plus les églantiers sont aussi appelé rosier sauvage donc ils ont des épines. C'est pourquoi la récolte est longue et douloureuse pour un maigre résultat.

Voilà donc ma recette pour faire une pâte de Cynorhodon le plus facilement possible.

Ramasser des cynorhodons environ 2kg soit (deux heures de balade) sachant que ça ne représentera qu'environ 500g de pulpe, on le couplera avec cinq grosses pommes.
Après le ramassage, laisser le dans un panier aéré, dans un endroit sec, pendant deux ou trois jours.
Secouer le panier, 2 fois par jour pour faire tomber les petites graines, et petits bout de bois qui restent.

Dès que vous avez une matinée de libre :
Faire bouillir les baies pendant un demi heure.
Au fur a mesure, commencer à enlever les impureté qui reste prise dans la mousse qui se forme à la surface.
Passer les fruits au presse purée avec la grille la plus fine.

Petite Astuce : Prendre une louche pour avoir un peu de liquide à mélanger.

Enlever régulièrement les graines afin de ne récupérer que la pulpe sans les poils les tiges, ou les graines.










L'opération prend environ une demi-heure, et pour 500 de fruit on obtient presque 800g de déchet. Donc pas d'inquiétude s'il reste parmi les graines un peu de pulpe, cette pulpe contient la plus grande partie des poils grattant.
Réserver la purée de cynorhodon.

Ensuite préparer les pommes en les coupants en quartier sans les éplucher.
Enlever le cœur, puis,
et les faire bouillir 10mn environ.
Les passer au presse purée afin d'obtenir une compote de la même consistance que la purée de cynorhodon .

Petite Astuce : Cette fois, utiliser une écumoire afin d'avoir le moins de liquide possible dans le presse purée

Mélanger les fruits (pomme et cynorhodon) et peser le tout.
Dans une marmite mettre la compote de pommes / gratte-cul, avec l'équivalent de son poids de sucre en poudre.

Faire cuire à feu très doux, l'appareil jusqu'à ce que vous ayez une consistance épaisse.
La cuisson prend environ 2 heures.
Ensuite versée dans des barquettes en aluminium et laisser refroidir.

Dernière petite astuce : Vous pouvez se-poudrer de sucre cristal.
Et Voilà 3 barquettes pour 1kg311 de fruit en compote.

dimanche 26 septembre 2010

Y'a plus qu'à,

1ère partie de la réalisation d'un rêve : (décembre 2009)

Tout est parti d'un rêve et après la phase de conception, et celle de démarche administrative où il ne faut qu'attendre. Nous voilà dans une nouvelle démarche. La réalisation...
LES BREBIS SONT A NOUS. Maintenant, il nous faut construire un bâtiment.
Je sais cela parait comme mettre la charrue avant les bœufs. Mais le système est fait ainsi, pour éviter les abus, on ne nous accordera un permis de construire agricole (pour une bergerie) que si nous sommes installés et nous ne serons considéré comme installé que si nous pouvons justifier de l'achat des bêtes.
Alors pour notre bâtiment et dans notre démarche, préserver la nature et surtout cette montagne qui va nous nourrir et espérons le, quelques uns d'entre vous, il nous faut un bâtiment écolo, intégrer à ce paysage magnifique.
Pour le écolo, facile :) , les ingénieurs ont créé des normes. on appelle ça bbc-effinergie, pour le intégrer, encore plus fastoche, un bon architecte capable de remplir les normes et de respecter notre environnement. Bien sur tout cela à un cout. Et heureusement pour nous les ingénieurs crée des normes pour pouvoir attribuer des subventions.
Bien sur il est plus dur de les obtenir qu'il n'y parait. il faut bien rentrer dans les petites cases et connaitre les étapes sur le bout des doigts sans en sauter aucune sous peine d'avoir de mauvaise surprise. Et gare au changement en cours de route.
En gros cela demande du temps et le notre est plutôt limiter puisque nous devront loger nos brebis d'ici l'hiver prochain. Ce n'est pas demain que je dormirais tranquille avec la certitude que le ciel ne nous tombera pas sur la tête et que notre rêve va enfin prendre forme. Le voilà adolescent y'a plus qu'à le faire grandir.

vendredi 13 août 2010

Prendre le temps

Prendre le temps pour tout, c'est bien . Cela évite de louper les premiers pas d'un enfant, la musique qui s'échappe de l'église alors que vous courrez à un rendez vous ou les champignons que vous dégusterez cet hiver.
Mais prendre le temps, ce n'est pas toujours possible. Délais, horaires et impératif, vous rappelle sans arrêt qu'il y a un temps pour tout et que si vous êtes pressé d'autres ont tout leur temps. Et seront heureux de jouer la montre.
L'impatience est une cousine de la colère. En ce moment je suis souvent soit l'une, soit l'autre et heureusement que la loterie génétique a fait de mes enfants de vrai bijou parce que sinon la schizophrénie serait un risque.
Heureusement pour moi la musique est un vrai refuge pour les sentiments qui rongent.
L'écriture en est un autre mais comme toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire,( bien que parfois elles soulagent) je vais mettre en pratique l'avis de la majorité et ne pas polluer mon blog de colère et d'impatience.

QUE LA SEMAINE VOUS SOIT PROPICE.

jeudi 12 août 2010

Y'a plus qu'à

"Y a plus qu'à" J'adore cette expression elle va de paire avec "Il faut, je dois". Ces expressions qui vous donne l'impression de ne plus avoir le choix mais il se trouve justement qu'on a toujours le choix. Le choix entre acheter et ne pas acheter, payer ses impôts et se prendre un PV, rendre son fils heureux même si ça multiplie votre travail par deux ou tout simplement attendre avec lui qu'il est 18 ans et le permis. On a toujours le choix même si parfois on a l'impression de choisir entre deux maux. Ou si souvent le choix est vite fait puisqu'il est fonction de ce que vous êtes au fond. (Fou, Inconscient autant de mots qu'on associe facilement à courageux ou ambitieux)
Mais ces expressions ont des cousins qui lorsqu'on est débordé apparaisse pour combler le reste de vocabulaire qui vous reste. "retard, délais, temps, étape" sans compter les jamais, encore, un de plus". Eh bien c'est comme pour le reste "Y'a plus qu'à". Y'a plus qu'à s'y mettre, y'a plus qu'à attendre, y'à plus qu'à finir.

vendredi 2 juillet 2010

Enfer ou paradis? tout n'est question que de choix.

On dit que l'enfer est pavé de bonnes intentions.
Où se trouve la limite entre les bonnes et les mauvaises intentions?
Où se trouve l'enfer ?

Dernièrement je me suis perdue. Lorsque j'ai enfin regarder où je me trouvais, je me suis rendu compte que les pavés sur lequels j'avançais étaient fait de nombreuses intentions. Comme l'ardoise ils etaient brillants à l'ombres et mats au soleil. Aussi beaux soient t'il je ne connaissais aucun de ces pavés. aucune des ses intentions n'était miennes. Je ne connaissais pas cette route. Et bien que le paysage sembla beau pour de nombreux regards, j'ignorais où allait j'allais atterrir (enfer ou paradis? ). De plus ce paysage ne trouvait pas d'echo en moi, il ne menait pas à mon foyer, ce n'était pas chez moi.
Gagnée par la nostalgie de ma maison, la panique m'a envahi. Les passants m'encourageait à continuer cette route tant elle était belle, mais elle n'était pas mienne. Je me sentais vaguement ingrate de ne pas profité de leurs magnifiques paysage, coupable de ne pas voir la beauté, mais le besoin de rentrez chez moi était plus fort. Mon chemin était moins beau certes mais je l'avais battis de mes pavés au milieu des terres que j'ai choisi.
A la panique c'est ajouté le fatigue. Je me suis assise submergé par la colère de l'impuissance.
En colère contre le monde entier sans parvenir à trouver de coupable à une situation dont personne n'était vraiment responsable. Je n'était pas en faute d'avoir voulu ménager ceux qui m'ont conduit à cette route, ils n'était pas plus responsable d'avoir voulu me faire découvrir la beauté de leur monde. L'enfer n'est il pas pavé de bonnes intentions ?
Dans ces moments il n'y a plus qu'une seule solution que l'on apprend aux enfants. s'arrêter et attendre que quelqu'un qui vous aime vous retrouve et vous ramène sur votre chemin.

Rassurez vous celui qui m'aime m'a retrouvé et j'ai pu rentrer chez moi. Y'a besoin de ménage puisque je suis éloignée longtemps mais je suis chez moi et j'ai appris quelque chose.

Mes ne seront peut être pas les terres de mes enfants lorsqu'il seront adultes. Et s'il leur choix se rapprochent étrangement des miens, ils fouleront tout de même leur propre route qui ne les conduira pas forcément au même endroit que moi.
Espérons que je saurais leur montrer comment trouver leur chemin et non le chemin que je souhaite qu'ils suivent. Si l'intention parait bonne elle ressemble étrangement à de l'ardoise.

mercredi 23 juin 2010

Fête de la St Jean

Chaque année, Mantet comme beaucoup de village de montagne nous fêtons la St jean. je dit bien chaque année parce que le texte précèdent a été écrit il y a deux ans.

Assise devant le feu , je voyais les étincelles s'élever vers le ciel comme autant de petite lucioles magiques .Le rêve est une chose étrange et riche qui apporte la sérénité.
Durant cette fête païenne, la danse des flammes m'hyptnotisais, le bruit des tambours étouffait les voix des promeneurs.
Et c'est comme à l'abri d'un cocon de nuit que j'observais les mouvances, les conversations.
La transe d'une danseuse au son des tamtam. La communion de chant d'une chorale trop sérieuse. Un instant de partage unique qui pourtant semblaient fractionné. des dizaines de morceau d'une même mosaïque formant un seul visage, un seul regard.
Lorsqu'on observe un petit groupe on est souvent surpris au vu des interactions entre les protagoniste, mais ce soir, je n'est pas réussis à les discerner tant l'unité semblait parfaite.

Des joueur de djumbé, aux chanteurs de chorales en passant par les gourmand, les danseurs et les simples observateurs, chacun vivait son rêve. Etre ensemble mais au fond être seul. Une vingtaine de personne vivant la même soirée mais qui se souviendront de 20 nuits différentes.

La magie était à l'œuvre.

mardi 4 mai 2010

Neige à mantet

Si tant est que le jour de Pacques, nous avons eu trois flocon, histoire de nous rappeler l'hiver interminable de l'année dernière. Nous avions quand même eu droit au fleur (jonquille, tulipe et invariable pissenlit) pour nous annoncer le début du printemps.
Mais lorsqu'il neige un 3 Mai, allez expliquer à un enfant de trois ans que la neige c'est en hivers et que le printemps c'est le temps des prunier en fleurs.
Mais j'avoue que même si la neige ressemble plus à une bout blanche, il n'est rien de plus beau que cette dentelle blanche déposé sur les premières feuilles de bouleau.
Cette parenthèse, souvenir d'hiver, nous dit que les anciens avait raison d'attendre les saint de glace avant de parler de beau jour. (Les saints de glaces : St mamer, St pancrace, St gervais, 11,12,13 Mai).

jeudi 4 mars 2010

MotherHood

Je viens de voir un film où l'héroïne est une mère au foyer qui écrit un blog. (de nos jours c'est trop facile de s'identifier et pas besoin du Dolby Suround.).
Le thème du concour auquel elle participe : Dites en 500 mots pour vous qu'est ce que la maternité.
Je trouve l'exercice intéressant. Suivant notre age la vision de la maternité diverge. Je vais donc me lancer dans l'exercice et demander à quelque maman d'essayer aussi.
Si vous voulez essayer quel que soit l'age de vos enfants n'hésiter pas à publier votre texte en commentaire.

samedi 27 février 2010

Mes rêve ne se limite pas

Dernièrement, quelqu'un que je chérie, m'a dit, sans penser que je puisse m'en vexer, que j'avais choisi de SERVIR mon mari. De plus, pour enfoncer le clou, la presse ne cesse de parler d'un livre qui parle de la condition féminine de ces 50 dernières années.
Je n'est que des garçons, aussi je leur souhaite une femme qui aura CHOISI de les servir même si au fond ce n'est pas ainsi que je vois les choses.
Je souhaite à chacun, fille ou garçon, de rencontrer quelqu'un qui saura vous montrer le plus beau de vous même. Quelqu'un qui saura montrer la lumière en vous. Quelqu'un qui saura vous donner envie de construire votre propre rêve. Quelqu'un à aimer et Quelqu'un qui remplisse votre vie. Et si ce projet ne va pas à l'encontre de l'être exceptionnel que vous venez de rencontrer alors je conseille à chacun, fille ou garçon, d'adapter vos objectifs au sien afin
de le garder.
Le genre de rencontre qui vous fait réfléchir est plutôt courant mais celui qui vous donne envie de vous dépasser, de tout arrêter, de prendre le risque (parceque l'amour est un risque) est plutôt rare.
Ceux qui pense que je sers mon mari font une erreur. Ou bien... au contraire..., sont peut être plus dans le vrai que ceux qui s'interroge sur la nécessité de SERVIR ou d'ETRE servi. Car un couple équilibrer, c'est lorsque tous les protagonistes trouvent leur intérêt. Alors j'ai le regret d'annoncer à mon MACHO de mari qu'il est au service de sa FEMME. :) .
Aussi triste que soit la condition féminine au yeux des féministes convaincues. Je pense que si elle regardait moins ce quelle gagne ou ce quelle perde à chaque instant elle profiterais d'avantage des 20% d'homme qui participe même un peu au corvée ménagère. Si elle regardait l'IMAGE de la femme, elle ressemblerait moins au stéréotype quelle cherche à éviter.
J'ai fait le choix, de rester auprès de mes enfants et chaque fois que l'on me parle de la condition féminine je me sens agresser. Quel mal y a t'il a rester chez soi? je ressemble peut être à Martine, ou à Blanche neige mais était elle malheureuse? devait elle se sentir coupable de représenter la Féminité? Je suis d'une génération où la féminité se trouve dans les tabloid ou les tableaux conquérants de la Mariane. Une génération où je n'est pas eu à me battre pour le droit d'un salaire égal, le droit de vote, de travail ou de s'exprimer. Mais je ne savait pas que nos grands mères et nos mères en ce battant pour nos droits nous avait privé de celui d'être sois même.Même si on est à mi-chemin entre Martine et Mariane.

Et oui tout est en revient toujour là. l'EQUILIBRE. Trouver un équilibre.
A mes fils je dirais : Trouver un équilibre entre Votre vie de père, votre vie de travailleur, votre vie de mari, et Votre vie sociale. Bien sur n'oubliez de faire votre part de corvée ménagère cela détermine l'image de l'homme. ;)

jeudi 7 janvier 2010

Un manteau blanc pour compagnon

Près du poële, mon bébé dans les bras, je regarde la neige s'égrainer.
Le silence couvre la montagne, les animaux sont rentrés chez eux, les bus ont ramené les enfants dans leurs foyers. La magie de ce spectacle remplit la maison.
Comme dirait Daniel : La fée de l'hiver efface le paysage et masque les bruits.

Il n'y a pas longtemps quelqu'un m'a dit : " La nature n'aime pas le vide".
Pourtant à cet instant, je pense que même la nature a besoin, pour un instant, le temps d'une parenthèse ... de VIDE.

Lorsque les flocons s'arrêteront de tomber, les enfants emmitoufler dans leurs blousons, combinaisons, gants, bonnet et écharpes iront joué dans la neige, laissant derrière eux les traces de leurs luges, constructions ou batailles. Et face au silence de la nature, ils feront retentir rire et cri.
Quand j'entends les échos d'une bataille de neige je pense que :
"La vie n'aime pas le vide."

mercredi 30 décembre 2009

Poème pour les bébés

Tes yeux se sont ouvert, pour la première fois aujourd'hui, et tu as vu la lumière.
Difficile et douloureuse expérience, pour entrer le monde, que de passer de l'ombre à la lumière,
Pourtant... sans ça, aucune rencontre n'est possible.

Tes yeux, bleus, pour l'instant, découvriront peu à peu le monde.
Des merveilles de la nature au vision de l'humain.
Le choix, un jour, se présentera de redevenir aveugle ou de voir avec d'autres sens que tes yeux.
Tes émotions, comme les miennes aujourd'hui, donneront une nouvelle dimension à ta vision.
La haine, la jalousie, la colère aveugle l'esprit mais éclaire le cœur d'une couleur particulière.
L'amour, l'espoir et le don bouleverseront tes certitudes apportant avec eux la vision de l'autre.

N'est jamais peur du noir.
Si le lumière est belle et qu'elle éclaire ta route, l'ombre ne t'empêche de voir.
Ne dit on pas que les aveugles voient avec leur cœur?
Mon cœur te vois depuis longtemps déjà.
Il t'aime comme mes yeux, j'espère, sauront te le dire.


Spéciale dédicace à Charles Elie née le 21-09-2009 et à Athénaïs née le 23-12-2009

dimanche 13 décembre 2009

Action, Réaction,

Lorsque j'écris mes "post". Je vous parle de ce que je ressens, ce que je crois, parfois je m'appuie sur des fait afin de pousser ma réflexion. Je ne m'attend ni a ce que vous me croyez sur parole ni à ce que vous réfléchissiez à ce que je dit. Quant à vous faire changer d'avis...
Je vous apporte mon témoignage et au fond j'espère qu'un jour mes enfants comprendront les choix que j'ai fait au cours des saisons. Choix qui les influences directement. (Un voisin qui ne vous parle plus, Une maitresse qui vous vois comme le miraculé, des anniversaires auquels ont ne peux aller...).
Cependant une réaction à l'un de mes articles m'a fait réfléchir que même si je ne l'espérait pas ce que j'écris n'est pas sans conséquence car contrairement aux apparences il ne s'agit pas de fiction mais de ma vie qui implique les gens qui m'entourent, famille, amis, voisins.
Je ne vous est jamais caché mon parti pris, ni parlé comme un journaliste en sous entendant ma neutralité.
JE NE SUIS PAS NEUTRE.
Et je suis désolé que certains soit choqué par mon opinion. Cependant tout comme. Marie Antoine je vous invite à donner la votre. Et comme vous pouvez le constater elle ne reste pas lettre morte même si elle n'est pas à mon honneur.

vendredi 13 novembre 2009

Elevé ses enfants Toute une philosophie.

Quand, j'ai rencontré, Nathan la première fois, comme la jeune femme romantique que j'étais, j'ai été enchanter par ce BéBé. En pays catalan on dirait "ennaïgué" ou moi je dirais touché par les fées.
La plupart des femmes deviennent "gaga" face à un poupon. Jeune, volontaire, je n'avais jamais ressenti ça encore. Je n'avais jamais ressenti cette magie qui entoure les tous petits.
Plus je l'ai vu grandir et plus je me suis émerveillé de ces progrès et j'ai souffert de ma non-maternité. Un jour vint où je me suis senti prête à donner à un enfant le meilleur de moi. Non pas la génétique, donné la vie à beau être un chose merveilleuse et magique cela reste facile et ce n'est qu'une fraction seconde face à l'éducation de toute une vie.
Daniel est venu au monde avec sa propre magie et sa lumière. Il a remplit ma vie. :) oui de tout un tas de petite corvée. Le linge sale, la cuisine, les couches ou plus tard le pot, sans compter les élémentaires (hygiene, politesse et sociabilisation). Non je plaisante, ça a beau exister chaque sourire rend la corvée plus douce, chaque progrès vous rend meilleur.
C'est pourquoi 3 ans plus tard je remet ça avec un autre petit garçon.
Nier que lors de la conception on espérait une fille serait une mensonge mais nier que j'adore ces trois garçons serait le plus gros des mensonges. Chacun d'entre eux m'apprend à sa manière. Chaque stade de leur croissance est une aventure. Et ils ont beau se ressembler physiquement, ils sont aussi différent que deux individus peuvent l'être.
Je suis curieuse. Curieuse de les voir évoluer et grandir. Sera t'il manuel ou intellectuel? appréciera t'il ou nous reprochera-t-il nos choix? Des millions de questions avec autant de réponses différentes que d'enfant à naitre dans le monde.

Et pour les plus optimiste une petite bande que ma belle sœur m'a envoyé.
http://www.youtube.com/watch?v=F-xeENeoJ_A

jeudi 12 novembre 2009

Submergée par les bonnes nouvelles

Comme dans les films et dans la vie, d'ailleur, après la pluie le beau temps.
Mais je vais vous racontez les 3 derniers mois et vous comprendrez pourquoi vous n'avez plus de mes nouvelles.

Nous en étions resté à mon 8 ème mois de grossesse. Alors que le séjour de mon beau fils, Nathan, s'achevait dans la bonne humeur. Fêtes du village oblige. Les démarches pour l'installation en tant qu'agriculteur de mon mari connaissaient une accélération subite; après deux ans de surplace.
Je vous explique : Pour s'installer en tant qu'éleveur aidé (condition obligatoire pour les jeunes non riche de nos jours), il faut à part prouver qu'économiquement votre projet est viable, que vous avez suivi les formations et que vous êtes apte à vous occuper de vos bêtes, il vous faut fournir la preuve que vous pourrez les alimenter.
A Mantet, ce n'est pas la place qui manque, et l'élevage à la chance d'y être parfaitement règlementé. (Non, non ce n'est pas ironique): Un groupement de propriétaire (AFP) loue à un groupement d'éleveur (GP) l'ensemble du territoire hors village.( donc pas besoin de prospecter des jours.). Au GP (composer de 4 éleveurs soit 5 exploitations (pas de question... ce serait trop long d'expliquer ce phénomène mathématique.) ) de partager les quelques 600 Ha autour du village ( au total un peu plus de 3000 hors village compris , en fait.) entre les differentes exploitations, suivant leur emplacement, leur besoin et leur mode d'élevage.
Donc, me direz vous, rien de plus simple que d'introduire un 6° éleveurs sur les terres non allouées (parcequ'il y en a) ou des terres en reprise avec l'accord du précedent loueur (en l'occurence mes beaux parents puisque mon mari reprend une parti du troupeau).
Sauf que rien n'est plus compliquer. Cette simple formalité a durée 2 ans.
Le pourquoi est dans la seule choses compliqués que je viens d'évoquer.
Evaluer le besoin, le mode d'élevage de chaque éleveur.
En élevage, même si vous n'êtes pas en concurence (puisque mon mari se propose de fournir un produit non présent dans le village), vous restez en concurence pour l'herbage.
Ce n'est pas tant l'herbe qui manque par chez nous mais si vous n'entretenez pas vos parcelles, elles deviennent vite sèches et embroussaillée. Ne dit on pas que l'herbe est plus verte chez son voisin ? He bien pour la voisine de mes beaux parents (présidente du GP) (et oui étrange coincidence pour le retard de traitement de ce dossier), il semblerait que ce soit effectivement le cas.
Cependant face au scandale que cela représentait, les instances agricoles ont décidé de venir vérifier par eux même si mantet et ces 4 protagonistes ne pouvaient vraiment en souffrir un de plus. C'est pourquoi, au 15 juillet, ils ont exigé que le dossier d'installation de mon mari soit terminer avant le 14 du mois de septembre.
Tout d'un coup, la première étape (en dehord du passage du diplome) déclanchait l'ensemble des 3 autres, établissement d'un bilan fourrager (preuve de l'allimentation du bétail), établissement d'une simulation comptable (preuve de rentabilité) et enfin établissement des pièces juridiques nécessaire (10 min de photocopie).

Je vous rassure le dossier étant en suspend depuis longtemps, il fut près dans les délais (pas question d'attendre une semaine de plus) et depuis le 20 octobre, mon mari a obtenu le statut de Jeune Agriculteur en installation. (Première bonne nouvelle après deux ans de pluies)

Cepandent mon mari n'est pas le seul a vivre. Et durant ces méandre administratif nous avions continuez à vivre en mettant en route un petit 3°. Ma grossesse avancait tranquillement et la fatigue commançait à ce faire sentir. J'ai donc décider de prendre 15 jours de vacance. Pendant ce temps mon cher et tendre irait aider de vieux amis dans leur exploitation d'oignon doux des cévennes. Mon témoin et amie devait se marier en octobre, je m'invitait donc chez elles histoire de finir sa robe de soirée pour son mariage. Mais absente la première semaine elle me laissa à moi et à Daniel sa petite maison près de la plage. Le rêve... La solitude... les premières vrai vacance que je connaissais... Aucune obligation... aucun horraire... la piscine... la plage... et le transat... en bref l'ennui :)). Mais toutefois aussi reposant qu'on puit l'être à la fin d'une grossesse après avoir cousu une deuxième robe de mariée.

Nous sommes donc revenu début septembre et après deux fausses alertes (1H30 pour decendre à la clinique et pour remonter sans qu'aucun bébé n'est vu le jour; mais par contre contractions et douleurs au rendez vous) , je mettais au monde, le 21 septembre, un petit Charles-Elie tout ensommeillé de cette naissance. ( 2° bonne nouvelle)
La naissance et le mariage étant prévu le même Weekend je n'étais pas sure de pouvoir voir la maraine de ce bébé ce marier dans les robes que nous avions cousu ensemble. Mais le petit poussin ayant avancé sa venu j'assistait donc au mariage le plus sympatique que je connaisse.
De mariage en chasse au trésor au en passant par le concours de guirlande de grue en origami il n'y rien que je n'ai pas savouré et voilà quelques photos du couple à l'honneur. La mariée habillé de sa création mise en oeuvre par votre narratrice.


Et voilà comment 2 mois s'envolent. Le troisième je l'ai utilisé à récupérer de tous ces évènements.

;)

mercredi 29 juillet 2009

La tonte

Je vous avais dit que la tonte serait une autre histoire et bien la voici.
Ceci est le poème que j'ai réciter lors du marché gourmand de Juillet.

Lorsque je t'ai rencontré, je ne t'ai pas reconnu et j'ai continué de te chercher.
J'ai suivi de nombreuses directions, Et un jour tu t'es représenté...
Revenu vers moi, je t'ai redécouvert;
Mais je n'avais toutefois pas compris et j'enviais mon voisin qui lui... avait trouvé ce que je cherchais.
Résignée à vivre mon bonheur et mon amour tout de même,
j'ai cessé de chercher et j'ai continué ma route.
Parfois la compréhension vient plus tard, quand on ne s'y attend pas.
Pourtant, tu étais là, je te savais spécial et que jamais tu ne me quitterais.

Je suis rentrée dans cet endroit des centaines de fois,
sans jamais éprouver ce que j'ai ressenti aujourd'hui.
« Le jour de la tonte, la bergerie devient comme une église » m'a t'on dit.
Je ne suis pas sure que ce message signifiait ce qu'il a fini par dire.
On m'avait parlé de vocation, d'illumination,
Et si au fond j'en rêvais, cela était resté très abstrait.

Une sérénité qui gorge vos veines, Gonfle le cœur, votre esprit qui s 'échappe,
Et soudain vous comprenez :
« SANS TOI JE NE POURRAIS PLUS VIVRE ».

J'aime un homme plus que je ne saurais aimer.
J'aime nos enfants plus que je ne saurais vous décrire.
Aujourd'hui, je sais et je comprend qu'un seul métier coule dans mes veines.

Ce n'est pas la main sure du tondeur,
La caresse rassurante du berger à sa brebis
ou même la multitude de possibilité qu'offre la laine brute, qui m'a fait réaliser.
La passion n'a besoin d'aucune raison.
Je suis juste victime de l'illumination.
Savoir qu'on a trouvé sa place est un sentiment merveilleux.
Le ressentir au plus profond de son âme est un sentiment... MAGIQUE.

Mon homme me réchauffe le cœur les jours froids,
Nos enfants me rafraichisse l'esprit les jours chauds,
Et cette lumière éclairera mon âme les jours sombres.

jeudi 16 juillet 2009

Marché à Mantet

4 femmes se retrouvent sur la place du village. L'endroit est encore vide, la chaleur écrase les esprits, 2 courageux font une dernière partie de Ping Pong tandis que l'employé communal passe un dernier coup de balais.
"Allons dans l'église, il fera plus frais" dit l'une d'entre elles.
Le temps d'aller chercher les clés et un air de violon se fait entendre à l'intérieur de l'antique lieu de culte. L'église se charge de rire et d'émotion. "Prochain rendez vous à 18h15".
L'heure est arrivé, je remonte péniblement jusqu'à la place qui ce soir sera la place du marché gourmand. Mes hommes me suivent prêt à me soutenir ou mieux à m'applaudir. Au lieu des habituel résidents, l'aire s'est remplie de couleurs, d'odeurs et de voix.
Il y a la les poteries de Suzie qui a aussi apporté des conserves de Xifres le boucher de Sahorre.
Il y a le fromage de chèvre de Jean-Marie et Paul qui sert la tome de brebis de Mantet
Il y a Cecile avec ces légumes d'Escaro.
Il y a aussi de drôle de boissons vertes à base de spiruline de Fuilla. Mais aussi des plus classiques Rouge, Jaune, Orange, (mure, cassis, pêche, abricot...).
Je tourne la tête, et je vois Jean-Luc et son miel de Py, Nadia et ses poteries, Sophie et son fromage de vache. autant de visage qui me sont familier maintenant et d'autres qui me sont inconnu parceque des gents sont venu de toute la vallée pour assister au Marché.
Je traverse cette foule, saluant quelques amis pour apercevoir un petit groupe d'enfant, tout au fond, au soleil. Debout, parmis eux, une voix rassurante les encourage à se montrer créatif face à la multitude de possibilité qu'offrent des couvercles, des boites de conserve ou encore des briques de lait. c'est l'atelier recyclage de Steven. J'y conduit mes 2 poussins et avec d'autres pères et mères, je m'assois autour de la petite table. Sous mes yeux ébaïs, des masques, des voitures et des bateaux à voiles, à rames ou à moteur naissent entre les mains de parents et enfants. Les plus jeunes tel des maitres de chantier encouragent les adultes à percer, scotcher, et nouer des pièces nées de leurs imaginations.
Mais l'heure est bientot à l'impromptu; Je confis donc en toute confiance mes petits à Steven our retrouver 3 autres femmes qui comme moi vont partager un moment, une pensée, une émotion.
La réalisatrice, me serre l'épaule autant pour me dire que l'heure venu que pour m'encourager. Le violon commence à egrenner ces notes tandis que Chantal lance des mots, porteur de vie, d'odeur, de couleur... de montagne... de Mantet. alors que barbara finit le morceau de musique. Maryse prend place et nous conte un poème ou la sagesse d'une mère enseigne que l'ardeur et l'espoir sont porteur de l'amour le plus pur.
Barbara reprend son violon, mon tour est bientot arrivé. Je m'assois à ces coté pour partager une quète et finallement une découverte. alors que prise d'émotion j'annonce que " le jour de la tonte, la bergerie devient comme une église." Le tintement des cloches annonce l'arrivée des brebis quittant le pré pour la traite du soir. Cette apparition me permet de reprendre mon souffle et de déclamer mon amour pour mon mari, nos enfants et aussi pour le travail de la laine. Je finis ma prose et barbara egrenne à nouveau des notes sur son violon avant d'entamer son propre poème.
Elle y raconte comment une ville, une langue, un pays a ravi son coeur et pourquoi elle fut déchirée de le quitter.
Son violon finit l'impromptu comme il l'a débuté tandis que chantal nous invite à reprendre le marché.
Cela n'a duré qu'un quinzaine de minutes, certains l'on manqué mais d'autrs en on profité. Les échanges reprennent et la vie continu amenant le temps de rentrer, de manger et de profiter de la fraicheur de la soirée.