mercredi 29 avril 2015

Une faim de loup doux comme un agneau. (2. Affamé)


Wouah incroyable c'était un sacré coup. Le chef de bureau est venu me serrer la main, encore quelques milliers et je rejoindrais le mur. C'est un mur tout bête, juste l'énumération des meilleurs traders de la boite. Leurs résultats sont impressionnants. Juste quelques milliers de plus...
Des chiffres, des courbes et encore des chiffres, Ted ou bien peut être Tod a reniflé quelque chose je le vois du coin de l'œil qui s'agite. Il ne me manque que quelque millier pour rejoindre les grands, je continue à acheter, à..... vendre maintenant, je dois vendre.Un cri retenti.  MERDE !!! C'était pas moi c'était Tod ou peut être Ted, trop tard. J'y suis!!! Je les ai eu !!! Sur l'écran central s'affiche mon nom, ma transaction et ce regard de jalousie dans les yeux des autres. De toute façon l'affaire du siècle si ce n'est pas toi qui la fait ce sera quelqu'un d'autre mon cher Tod. Me voilà Alpha. Et dans quelques minutes l'horloge sonnera le départ. Tout le monde me serrera la main, me félicitera, m'enviera....
Ce soir nous fêterons ça dans un bar à la mode. Je choisirais une fille, et surtout pas un instant je ne m'arrêterais pour y réfléchir, juste savourer. Le temps d'une nuit. Et demain, recommencer. Parce qu'on peux toujours plus. Parce que pendant que j'achète ce poulet au curry à emporter, il y a un paysan qui produit du blé, une guerre qui limite les importations de chocolat, de gaz, de pétrole ou de  n'importe quoi. Parce que jamais je ne serais un Tod. Et que si je ne fais pas d'affaire alors c'est quelqu'un d'autre qui les fera. Et je détesterai perdre, ou être pauvre.
  Ce soir, elle sera blonde. Elle est jolie, grande, assise devant un verre, elle n'attend que moi.
- Bonsoir...



Suite

mercredi 22 avril 2015

Une faim de loup doux comme un agneau. (1. Le loup)

Le cliqueti des touches sur les claviers, le brouhaha de voix au téléphone, le pas régulier du contrôleur sur le plancher, saturaient mon esprit. Je rouvris les yeux, et fut un instant éblouis par la lumière des néons. Me tournant vers la vitre,  j'entraperçu la pluie. Un instant, j'aurais pu croire que le soleil brillait à l'extérieur et que dans quelques heures je pourrais rejoindre mon amie dans un parc, profiter du soleil, sauf qu'il pleut et que je n'ai pas de petite amie. Mon travail a commencé depuis seulement deux heures et je suis déjà fatigué. Dans 10h je ressortirais d'ici, je m'arrêterais dans une superette, je prendrai le repas surgelé correspondant à mon humeur; le repas ingurgité, je prendrais une douche, me changerai et je ressortirais. J'irai dans un bar à la mode, sélectionnerai une jeune femme parmis tant d'autre et me ferait un plaisir de la séduire pour une nuit, bien sur il faudra prendre le temps de rencontrer quelques collègues, d'échanger quelques informations sur le travail.
 Je suis habile dans ce que je fais, je vends, j'achète,  je rachète et je revends encore.  Des denrées, des produits complexe ou plus simple,  tout ce qui a de la valeur marchande au yeux du monde et j'empoche au passage une substantielle commission. Je suis TRADER.
 Ma réflexion n'a guère durée plus que quelques secondes, apercevant sur l'un des écrans un signal que le commun des mortels ne comprendrait pas, je reprend mon téléphone et vais gagner quelques milliers d'euros supplémentaires pour cette semaine.

Suite....


mercredi 15 avril 2015

Et pourtant. (La transition 5)

  Plus aucune entreprise à l'ancienne ne fonctionnaient, la plupart des petits entrepreneurs avait tout perdus et ne trouvèrent pas le courage de recommencer. Les banquiers étant parti avec la caisse, il n'avait plus non plus d'emprunt à rembourser, mais leurs espoirs basé sur d'ancienne valeur avait été détruits. Il n'était plus question de faire fortune ou de s'élever dans l'échelle sociale. Il ne voyait plus l'intérêt. Nombreux sont ceux qui ne trouvèrent pas le bonheur et l'aigreur commençait à les consumer. Ne dit t-on pas l'argent ne fait pas le bonheur ?
 De leur coté, les industriels, les banquiers, les puissants de l'ancien régime, continuaient à conquérir le monde et bien que la France fut qu'une tête d'épingle à l'échelle de leur succès. Il n'aurait pas fallut qu'elle donne des idées à d'autres. Ils contraient donc toute tentative de rouvrir les frontières bloquant les importations et favorisant le marché noir, après ils étaient mettre des entreprises exportantes. Certains entrepreneur dans l'âme en profitèrent et automatiquement la spéculation pu reprendre. Les monnaies locales n'étant plus équilibrées par les plafonds nationaux, les prix augmentèrent.
L'Europe demandait elle aussi des comptes et voulaient le remboursement des sommes engagés (primes, subvention etc...). A moins que la France ne s'engage dans un certain nombre de réformes :
- régulation des marchés (avec circuit de distribution)
- régulation des monnaies (création d'un nouveau système bancaire)
- élection de représentant au parlement européen,
- application au niveau local des lois européennes (libre échange, normes sanitaires (ogm, graine labéllisé), libres entreprises concurrentielles, libre circulation des hommes et des marchandises etc...)
....

Il n'y avait rien de mal à faire partie de l'Europe, de plus l'embargo mettait la population en position de précarité. Alors le compromis fut accepté, et la constitution modifiée en ce sens.
Aujourd'hui, eh bien ce n'est plus la cinquième république (les anciennes pratiques n'existent plus), c'est la troisième année de la transition (de nouvelles pratiques ont cours).
Et  pour les gens ? et bien pour certain rien  n'a changé, ils vivent en ville, vont au travail, regarde le télé ou vont boire un verre avec leur collègue, puis ils vont se coucher ou bien ils souffrent du chômage, de la pauvreté jusqu'à ce qu'il puissent rejoindre le premier groupe.
 Pour Aurélie, tout a changé, elle est là sur sa terrasse à regarder ces enfants se disputer avec un plaisir infini, demain elle ira travailler quelques heures au champs puis elle prendra le temps de discuter avec Lauri l'épicière, elle s'occupera de ses chevaux, et se préparera pour la tournée dans le canton pour livrer ce qui trouvent l'Europe trop loin.

FAIM

mercredi 8 avril 2015

Le temps de l'utopie (La transition 4)

On les avait nommés néo-ruraux, révolutionnaires, anarchistes, alternatifs, communistes ou même utopistes. Il n'était rien de tout ça, ils avaient toujours existé mais disposant de trop peu de moyen pour fonctionner à plus grande échelle c'était noyé dans le travail quotidien. C'était des associations innovantes en matière d'éducation, de construction, de recherche ...
 Cela avait commencé avec un petit millier de personne à travers la France et après quelques semaines, rare restait ceux qui ne faisait rien, il fallait bien remplir ses journées.
L'art, la musique commença à circuler aussi. Lauri ouvrit une boutique de troc, (monnaie, matériel, temps, tout pouvait s'échanger). Des explorateurs commencèrent à faire circuler les marchandises, neuves, artisanales, ou d'occasions mais aussi les pensées, les gens.
 Des lycéens utilisèrent un ancien lycée pour refaire des serveurs, rétablir un internet et communiquer avec des pirates et autres soutiens du monde entier.
Les élus locaux et autres passionnés de politique commencèrent sous le contrôle de la nouvelle constitution à essayer de reprendre contact avec les autres pays.
Pourtant les rares fois où Aurélie accompagna Laurie à la ville, elle put observer dans les rues, la drogues, la violence, la maladie, la misère...

mercredi 1 avril 2015

Individualiste (La transition 3)

Edouard et Aurélie, ne s'investirent pas vraiment dans cette nouvelle structure, trop préoccupée par leur survie immédiate. Il fallait rénové le hameau et avec des moyens à l'ancienne; ni elle ni sa famille n'avait été préparée à la rigueur d'une vie quasi paysanne. Mais ensemble, avec les ruraux, et les autres migrants ils avaient retrouvés un équilibre. L'une d'entre eux, institutrice, avait même créée une petite école locale prenant en charge l'ensemble des enfants (du nourrisson au lycée). Les intellos et les riches pouvaient se battre pour le pouvoir, la vie des petites gens continuaient.
 Puis l'annonce d'un salaire pour tous apparut. Les locaux annoncèrent que ça ne changerait rien à leur mode de vie,  mais pour certains migrants se fut un appel au retour à la ville.
Aurélie et Edouard ne changèrent rien. La "transition" avait été suffisamment dure pour retourner de là où ils étaient venus. Alors ils respectèrent les règles de leur petite communauté. Tours de rôle pour la station d'épuration, pour les champs, temps collectifs, et initiatives personnelles. Son métier de comptable ne fut pas d'une grande aide mais elle réappris à cuisiner, à tenir les inventaires. Une vieille lui dit un jour, "le métier ne compte pas mais l'esprit  et les bras trouveront toujours utilités"
L'institutrice était parti, le revenu minimum sembla lui suffire. Du coup une autre maman du prendre en charges les enfants, ce n'était pas son métier mais elle aimait les enfants de tous les âges. Elle du alors créer une nouvelle façon d'enseigner.
L'embargo coupa à nouveau le net et beaucoup d'autres ressources qui faisaient parti du quotidien, comme l'essence, les produits transformés, importés ou pétrolier vinrent à manquer.  L'argent rentrait suffisamment mais sans commerces point d'échange. Les loyers n'était plus exigible, et plus personne n'éprouvait le besoin de faire les basses besognes. Plus d'essence, plus de net, plus de manœuvre de chantier, plus d'usine, plus de livraison ou de transport, plus de grande distribution, non plus. Quelques guetos, et pas de police.
 Mais d'autres personnes commencèrent à arriver...

mercredi 25 mars 2015

Un Nouveau sytème (La Transition 2)

On en était revenu aux bases. Avoir un toit, avoir à manger et de l'eau, et surtout avoir chaud .
De leur coté, les révolutionnaires avaient saisis les infrastructures sans trop de difficulté. Les riches propriétaires c'étaient coalisés à l'extérieur des frontières, demandant l'intervention des tribunaux internationaux et des armées européennes. Mais le calme étant revenu, les militaires français se limitant à assurer la sécurité des civils, le parlement européen se perdait dans les débats et les méandres bureaucratiques. Après un mois, les  radios, les télés, les portables et le net étaient revenus, quelques volontaires, des passionnés, des journalistes engagés c'étaient mis au travail dans l'idée de montrer la réalité de "la transition". De leur côté les révolutionnaires avaient fait un appel aux volontaires pour créer une nouvelle constitution. Un groupe de100 personnes, nommées à 50 % et volontaire pour l'autre part, de rang, de formation ou d'origine différentes avaient ainsi été réunis.
Le résultat au bout de quelques semaines avait été jugé complètement incompatible avec l'Europe et l'ONU. L'embargo sur la France avait donc été décidé quelques jours plus tard. La nouvelle constitution instaurant un salaire minimum à chaque citoyen, de nouveaux troubles parcoururent le pays...

mercredi 18 mars 2015

La Transition (1)

Le bonheur c'est exactement ça... pensa Aurélie, assise dans un fauteuil elle regardait ces enfants monter un bonhomme de neige. Son mari était dans la cuisine. C'était Lundi. On mangerait donc tartiflette.
Bien sur demain la vie reprendrait son cour normal, elle irait faire les courses chez Lauri, il faudrait prévoir un peu de temps pour discuter, et voir si Victor avait un peu d'essence pour le motoculteur.
Depuis la transitio,n les choses c'était compliquées.
Trois ans plutôt la deuxième révolution Française avait eu lieu. Un énième détournement de fond avait rendu les gens fous. Il s'en était pris au élus, au banquiers, au grand magasin, au journalistes dans le chaos le plus total. Bien sur, certains avaient bien tenter de s'enfuir, de plaider, de faire disparaître la monnaie numérique vers d'autres pays, mais l'effet de surprise avait fait un carton. Voitures brulées, routes bloquées, frontières fermées. La France était devenu une zone sinistrée. Aurélie se souvenait encore avec frayeur ce quelle avait ressenti à ce moment là. Elle n'avait pas compris tout de suite, anesthésié à coup de terrorisme et de peur du chômage, elle avait suivi les consignes de l'armée qui prenait position dans les métropoles. Elle n'avait eu que deux pensées rationnelles allez à l'école et mettre les enfants en sécurité à la maison. Chose plus facile à dire qu'à faire, mais elle y était arrivée. Un peu plus tard elle avait prié le retour d'Edouard sains et sauf, tout en regardant les news internet, puisqu'aucune autre ne fonctionnait et que les portables était saturés. Mais tout cela était loin maintenant. Une nouvelle constitution avait vu le jour, de nombreux compte avait été saisi, la monnaie avait changé. Mais au final c'était le système D qui c'était appliqué dans un premier temps. Trocs, vols, violences.
La ville était un véritable coupe gorge, alors nombreux était ceux qui c'était rendu dans les campagnes. Aurélie était de ceux là, avec Edouard et les enfants, ils s'était rendu dans un hameau de son enfance à quelque km de la ville. Ils n'était pas les seuls, les ruraux les avaient accueillis avec méfiance mais bienveillance...

mercredi 11 mars 2015

Nouvelles 2015

Une fois n'est pas coutume, BONJOUR,
Cela fait une année passée que je n'ai pas écrit ici. Je me suis bien sentie désolé d'avoir négligé le peu de lecteur intéressé. ( si t'en t-est que leur nombre m'intéresse). Mais au fond, la vrai question était de savoir pourquoi ... ?
  •  trop personnel : non!!! quand t'on parle de ces peurs intimes ou de ces doutes c'est comme le streaptease,
  •  trop peu de temps: si j'ai du temps pour regarder une série j'ai le temps d'écrire
  •  trop redondant: pas faux ma vie est cyclique, on vit sur le rythme des saisons mais je ne suis pas aujourd'hui comme j'étais y'a cinq ans alors pourquoi ?
Peut être avais-je finis quelque chose, les enfants vont bien, contre-toute attente je me sens chez moi ici, mes affaires ne sont pas mirobolante mais suffisante, mes hobbies reste passionnant et ma vie bien rythmée. Alors je pense que j'ai fait le tour de ma philosophie. Mais j'aime toujours écrire, alors si vous voulez bien continuez à me lire, je souhaiterais changer le ton de ce blog et le faire devenir un blog de nouvelles. Pas les nouvelles de ma vie (si vous avez besoin mailez moi ou téléphonez-moi, je serais ravie de vous dire comment vont les enfants et mon berger). Mais des nouvelles d'écriture et d'imagination. J'insiste d'IMAGINATION. Elles paraitront pas très souvent mais j'en publierais quelques une comme un recueil ou plutôt comme un atelier d'écriture.

En transition je vous propose comme thème une idée politique que j'ai vu surgir au détour d'une émission de France 2 (Ce soir ou jamais): "Imaginez un pays ou il y aurait pour tous un salaire minimum suffisant pour vivre et définitif. Comme si tout le monde était à la retraite. " La personne ayant soumis cette idée à ajouter "ouvrez votre esprit, un monde ou vous n'êtes plus prisonnier de votre travail"

Et comme c'est une toute nouvelle philosophie pour moi autant que pour vous. La suite au prochain numéro ...

jeudi 16 janvier 2014

La critique est aisée, l'exercice est difficile

Bonjour à tous,
Cela fait un petit moment que je ne me suis pas permise d'écrire. Si j'avais décidé d'accorder mon temps à des actions qui me semblaient plus prioritaire (m'occuper de mes 3 poussins et travailler à construire mon rêve), je trouve opportun de partager ma petite expérience démocratique et pas si courante que ça.

Prochainement nous allons vivre un exercice qui a beaucoup de sens  pour les 29 habitants que nous sommes. Quelque soit le sens que nous y mettons, les élections municipales, dans une commune de 42 votants, sont une occasion très particulière de l'exercice démocratique.
Dans la plupart des grandes communes où j'ai vécu, cet exercice est souvent un jeu de pouvoir pour des partis politiques, pour des leaders de carrière. Ici, cet événement revêt un tout autre sens, en 7 ans ce sera la deuxième fois que je participerais dans toutes sa dimension aux élections municipales.
 Si au moment des élections les choses diffèrent grandement avec des élections à Nimes, Montpellier ou Orange ... l'application des promesses électorales, vu de l'extérieur, semble semblable à ailleurs. Dans ce cas quel peut bien être l'intérêt d'avoir une commune à MANTET. Mis à part un emploi bien pratique pour moi ;) bien sur.
Ici, personne ne représente un parti politique, certains représentent des idées... parfois. Mais au fond, chacun représente les intérêts des habitants (jeunes, retraités, résidents secondaires, chasseurs, agriculteurs, hébergeurs) (soit même, en sommes). Nous ne sommes pas nombreux et il serait facile d'avoir un représentant par famille volontaire. A tour de rôle de nombreuses familles ont été représentées dans l'histoire de la commune. Ce sera le 3° Mandat que mon homme se présente.
S'il est facile de critiquer chaque choix, réalisation ou opportunité, il est beaucoup plus dur de faire partager ses idées, de les faire appliquer, d'oser; et au final d'exercer ce droit que nous possédons tous; ce droit démocratique de faire entendre sa voix. J'ai coutume de dire "Ça a le mérite d'exister".
Au cours de ce mandat, même si chacun représentait sa propre voix, l'ensemble des réalisations fut dans l'intérêt de tous (station d’épuration, grillades, embellissement des rues, animations culturelles, etc..) et sur des problématiques déterminées à l'avance par une assemblée villageoise à laquelle j'avais aussi participé en tant que citoyenne de ma commune. Cette année, la première s'est déroulée le 2 janvier.
 L'équipe municipale, encore en poste, a organisé une réunion pour réfléchir ensemble au contenu que les prochains volontaires (ceux qui vont se présenter) voudront bien défendre. Si le contenu n'a de valeur que pour ceux qui voterons, je trouve que le récit de cette soirée est un exemple démocratique. Je suis heureuse que ma commune bénéficie encore de ce privilège,  ce qui, bien entendu, ne serait plus possible si nous étions rattachée à une commune plus grande.
Au cours de cette soirée, quelqu'un s'est assuré que tous auraient la parole (bien sur les absents ont toujours tort). Un autre a pris note des doléances, des espoirs, et parfois des possibilités. Un compte rendu est censé être produit. Et, une nouvelle réunion pour chercher des solutions a été annoncée.
Aux dernières élections, un engagement de la part des volontaires avait été signé suite à ce processus.
Il n'y aura pas 50 listes, quelques noms, et donc pas vraiment le choix dans l'urne et pourtant, le droit au panachage, le droit de participer à l'écriture de ce pseudo-programme, sont bel et bien des droits républicains et l'expression de la démocratie tel que nous avons envie de la vivre.
Bien sur, nombreux sont ceux qui ne sont pas venus, qui préfèrent une autre expression de leurs voix. Cependant, ils avaient le choix et leurs opinions auraient été prises en compte de la même façon.
 UN HOMME, UNE VOIX, quelle que soit l'appartenance politique, les valeurs de chacun, la sémantique ou l'origine.
 L'application de cet engagement est beaucoup plus dur qu'il n'y parait.  Finalement, nous élirons 7 personnes, je dit bien des PERSONNES... avec des priorités, des besoins, des peurs, toutes de bonne volonté mais pas toujours prêtes au compromis, c'est là, toute l'expression de la démocratie.
Au cours du dernier mandat, il y a eu des difficultés, des réussites, des échecs parfois et malgré l'engagement signé par tous, il y a aussi eu des désaccords. et C'EST TANT MIEUX.
Dans mon propre couple, je ne suis pas toujours d'accord  avec le comment, le pourquoi ou même le quoi. Des promesses ont été faites, nous faisons de notre mieux et parfois ça fonctionne. Mais à chaque échec, il y a de nombreuses réussites, à chaque engueulade de nombreux sourires. On se trompe et on recommence jusqu'à y arriver (ça a le mérite d'exister). Je n'ai pas toujours raison et lui non plus d’ailleurs. C'est du couple que naît la solution. Imaginer donc si nous étions 7, avec des âges, des expériences et des valeurs de tous horizons. (aïe aïe aïe, mamma mia)
Nous avons tous le droit de vote. Mais dans cette commune nous avons aussi le droit de participer à l'élaboration du devenir de notre commune. Il ne s'agit pas de chercher le pouvoir, mais de protéger nos droits et surtout les possibles que représentent cet endroit.
Ce n'est pas facile, ce n'est pas parfait, mais ça à le mérite d'exister.

samedi 28 septembre 2013

Archétype ou Préjugé

Pour changer revenons à la philosophie et au débat. (intérieur le débat c'est plus rigolo).
J'ai découvert aujourd'hui un post au sujet des préjugés que chacun PEUVENT avoir sur les instits.
et effectivement bien souvent ceux-ci se retrouvent au centre du débat public. 
Certains parlent de sport national, d'autres d'ignorances, mais au final les préjugés sont toujours là.
Bien sur, et je pense cela humainement normal, lorsque une personne ce sent jugée elle éprouve sinon le besoins de se justifier, celui de se défendre (preuve à la clé). Je n'omettrais pas d'opinion sur le travail des instit en particulier, bien que s'il sont au centre du débat et que leur travail nous préoccupe temps, je pense que c'est d'avantage à cause des responsabilités qu'ils portent que de leur travail effectif. En effet, nos instits bien plus que le prof ou les maîtres de conférence (prof de fac) portent la responsabilité de l'avenir de ce qui nous est le plus précieux. Un instit qui inspire est un instit qui ouvrira un meilleur avenir à nos enfants. Un instit qui dégoûte brisera l'espoir, et la créativité d'où naît l’innovation. Bien sur c'est un jugement, un préjugé, j'y croit sincèrement, de même que je respecte le travail des maîtresse de mes enfants, mais il arrive comme dans tout les métiers que certain ne fasse pas leur travail. Des tires au flans, des tricheurs, des découragés, il en existe dans tout les métiers. Chez les médecins à qui on confie notre vie, chez les agriculteur à qui ont confie notre nourriture, et bien sur chez les instits à qui on confie NOS ENFANTS. Au delà de leur travail nous leur donnons une grande responsabilité, celle 'non pas d'élever', mais d'EDUQUER notre bien le plus cher et notre avenir.
Mais dans ce post, j'ai découvert autre chose, quelque chose qui me manquait lorsque je me confrontait à la maîtresse de mon fils. J'ai découvert que, eux non plus ne connaisse pas le métier ou plutôt le travail des mères et des pères qu'ils rencontrent. 
Elle même sont victime et bourreau de ce même préjugé qui entoure une fonction ou un métier.



mardi 3 septembre 2013

J'abuse, J'abuse

Où là, le dernier remonte à loin, Pour ma défense je vais vous présenter ce que j'ai fait pendant cette année 2013.
 D'abord l'hivers : Le site de la Rotja-Vallée-Gourmande, une association auquel je participe.
 Venez découvrir Notre Vallée http://www.rotja-vallee-gourmande.org/ 

Et maintenant le printemps et l'été :
 On pouvait me retrouver en direct sur les marché gourmand tous les jeudi soir dans un de nos villages.

Un troupeau de doudou, de dragon (ou serpent à pates), une cinquantaine de paire de boucle et une vingtaine de barrettes en tout genre plus tard. Et pffff l'été est encore passé trop vite.
 Maintenant y'a plus qu'à enchaîner les bonnets, les tours de coup, de nouvelles boucles d'oreilles, barrettes ceintures et autres merveilles pour la foire au pomme de fin octobre.

Moralité j'ai pas trop le temps de philosopher ces temps-ci.
Quant à nous faire un site dédier à notre petite entreprise ça mûrit.

A plus.

mardi 16 avril 2013

Une place ou la place

"Trouver sa place" est un long chemin qui commence dès l'enfance et demande de constant réajustement. Ce n'est pas parce qu’un jour on a le sentiment d'être exactement là où on est censé être que le lendemain ne vous fera pas sentir que vous déranger. Au fond vivre avec les autres, c'est sans arrêt," gêné" et Bien sur "être gêné". Cependant entre "trouver" sa place qui suppose de la prendre. Et "rester" à sa place qui dépend plutôt de celle que l'on nous donne. L'équilibre est difficile à trouver. Mes enfants doivent se rendre à l'école, et leurs places, au sein des autres enfants, de la société dans ce qu'elle a de plus large ou même par rapport aux adultes dans leur ensemble et plus particulièrement au sens d'autorité, cette place est rigide, déterminée, et au fond particulièrement simple... plus ou moins. D se font dans le moule, tandis que Ch-e résiste à chaque forme d'autorité. Personnellement, la résistance n'a jamais été dans ma nature mais le vent souffle souvent au delà de la limite et la curiosité me pousse à forcé le passage, JE VEUX VOIR, JE VEUX COMPRENDRE. Si le chemin que je me suis choisi est plus difficile et nécessite un peu de souplesse, il suppose qu'on s'affranchisse, des limites. D'abord, les siennes: dans mon cas, un handicap lattent qui devrait m’empêcher de vivre dans ces montagnes peu adapté au handicaper physique, une société rigide qui vous dit qu'un seul métier est possible sur une période donnée où une âme artiste de comptable est considérer comme impossible, et un système paysan matriarcal qui laisse une responsabilité à la mère plus importante qu'elle n'y parait et un temps de parole trop limité pour une bavarde. ;) Mais aussi celle des autres, ce qui est pour votre bien, pour le mien, ce qui dépend d'une priorité, d'une valeur, que l'on partage ou que l'on partage pas mais qui dépend surtout de la vision que l'on a d'une situation. J'ai tendance a penser que la vision que j'ai de ma vie est forcément la meilleure; Surement que Charles-elie du haut de ses trois ans le pense aussi. Pourtant chaque matin je bataille pour qu'il mange, se vêtisse, ou aille à l'école. 30 ans (oula bientot 31) n'est pas comparable au recul que l'on peut avoir à 3ans, me direz vous, mais alors que dire de 60ans par rapport à 30 ou même 50...? Quand est t'on suffisamment sage pour déterminé non seulement SA place mais aussi CELLE des autres? Je ne pense pas avoir la maturité nécessaire pour imposer à qui que soit y compris mes enfants une position autre que celle que le système impose de lui même (mange, habille toi, et va travailler).Cependant je ne suis pas non plus assez humble pour accepter que l'on m'impose MA place. Autant que faire ce peux, je crois le plus sincèrement du monde, que dans cet endroit de liberté qu'est Mantet il y aurait largement assez de place pour chacun puisse vivre et s'exprimer. Tous les jour de l'année. Mais "porter sa voix" est une autre histoire.

jeudi 12 juillet 2012

Et une cabane, 1 !!!!

Mercredi, c'était amélioration pastorale et CABANE !!!
Nous avons donc invité les enfants présents dans le village à venir faire une cabane et à améliorer le pré de la Garbelouse.
Du coup, nous avons mis en pratique les cours de murette de Vic et Alain, enlevé les chardons colonisateur de cabane, et taillé 1 gros genet de 2m².
Par rapport au travail de débroussaillage, c'est pas grand chose me direz vous. Mais c'est avec les petits ruisseaux qu'on fait les grandes rivières.
Si on ajoute les pins (verdures d'hiver des brebis) + le résultat de la taille des osiers du voisin + les vieilles tentes oubliées dans les années 80,= on obtient.... Une super cabane assez grande pour tout le monde.
 voilà le travail:

dimanche 8 juillet 2012

La vie est Belle et Active.

J'avais des projets il y a quelques années et ça ce précise.
Cette année ne sera pas seulement couleur teinture, elle sera aussi : Démo, atelier, et marché.

Voici mon calendrier :
Mercredi 11 Juillet à Mantet: Atelier Enfant:
Cabane en genet
pour amélioration pastorale (gratuit).
Dimanche 15 juillet (toute la journée) :demo

Travail de la laine
à Prades Avec les Marché des fabricréateur .
Mercredi 18 Juillet à Mantet 14h30- 17h : Atelier enfant:
La Laine dans tous ses états
avec les réserves naturelles.
(les animations des réserves naturelles sont gratuite et dans le cadre de festival nature les lundi, mercredi et vendredi)
Jeudi 26 juillet (17h-19h) : Démo
Travail de la laine.
Marché des Savoir Faire à Sahorre.
Samedi 11 Aout toutes la journée : Atelier Adulte :
Ensemble un meuble en Carton
(5€ par adulte, gratuit pour les enfants)

Que ceux qui sont intéressé n’hésite pas me contacter.

samedi 7 juillet 2012

Journée Murette


Murettes avec la Réserve Naturelle de Mantet

Samedi, nous avons remplis notre devoir citoyen et avons refait les murettes effondrées par le passage du temps et des bêtes.
Lorsqu'on se promène dans un village, une réserve ou un sentier et que l'on voit de jolis canaux ou de jolies murettes. On ne pense que rarement au travail fournit par ceux qui les entretiennent. 
De nombreux randonneurs ont pu assister au travail de fourmis que représente ce chantier. C'est à l'initiative de la réserve que des habitants, des vacanciers et des amoureux de la pierre sèche sont venu exprès pour participer la réfection de trois petits bouts de murette du cami-ramade.
Les trois bouts de l'année dernière ayant tenu, nous avons pu avancer un petit peu le chantier. Bien sur il y a du travail pour tout le monde  ! et l'ambiance est suffisamment détendu pour que nous puissions nous relayer ! Il faut décaisser, dégager les éboulements, trouver des pierres qui sont bien souvent enterrées et ensuite empiler savamment le tout pour refaire une murette stable et propre. Et quand on a finit on va aider les autres équipes.
Midi  fut très vite là, et nous nous sommes retrouvés pour manger la grillade.
Cependant c'était le week end et il n'y a pas de jour férié pour l'agriculture. Alors nous avons passé l'après midi à démonter la bergerie de la Garbelouse pour pouvoir reprendre très vite les travaux.

Une bonne semaine et un Bon week end de cloturé

vendredi 6 juillet 2012

Le mode été



Enfin les vacances ou presque.

Dès le 2 Mathieu a monté les brebis en estive. Avec Charles-Elie, nous l'avons accompagné sur un bout de cami-ramade.
Le 4 il redescendait et le 5° membre de notre équipe de choc est arrivé
Nous étions donc au complet pour nous rendre dès jeudi  à mon premier marché. Le Marché Gourmand de la Vallée de la Rotja. Tous les jeudi soir dans un des 5 villages de la vallée (Fuilla, Sahorre, Escaro, Py et Mantet) vous pouvez me voir avec mes créations feutrées sur le marché. Bien sur on ne trouve pas que moi, on trouve aussi (Sophie, Suzie, Nadia, Paul et Cécile, Paul, Jean-Marie, Angèle etc ....) On peut y découvrir des gens, de l'artisanat local (cuir, bois, laine, poterie)  et aussi des saveurs, des odeurs et des animations.
Vendredi, le travail de lavage, de teinture, de créations reprenait. Mais aussi la construction de la bergerie. En espérant la finir pour la fin de l'automne.


L'été ne sera pas seulement chaud, il sera aussi actifs. A plus

mardi 19 juin 2012

Le poids du passé on en revient souvent là.

On entend souvent qu'il faut respecter les anciens, et bien que la question fasse débat sur le respect dut et le respect mérité. Il arrive bien souvent que les anciens méritent le respect pour leurs actes passés.

Si l'histoire détermine le présent, jusqu'où doit on aller. Quand est il temps de dire : "merci pour vos conseils mais le choix me revient." ?  Dans un monde où tout va très vite et où l'histoire n'as qu'une valeur "indicative", où les sénior n'ont que peu de place, on ne se rend pas bien compte de la limite entre le passé qui indique et celui qui pèse.
 De guerres ancestrales, d'inimitiés anciennes qui ont pris coeur en de lointaine générations entre familles, entre villages ou entre collectifs. La source parait infime voire inexistante. On a toujours fait ainsi!!
 QUAND est-il le temps de dire CA SUFFIT place au jeune? COMMENT changer une tradition qui asfixie sans heurter la sensibilité de ceux qui nous enseigne?
 Lorsqu'un vétéran reçoit une loyauté sans faille de ceux qui ont servit sous ses ordres,  pour la maitrise dont il a fait preuve au moment des combats. Comment lui dire: Stop les temps ont changé, tu risque de tous nous tuer dans une guerre du 20° siècle. ? Comment les nouveaux soldats peuvent ils expliquer que le débat n'est pas la loyauté mais la stratégie... La survie?
Je suis pour les racines, la tradition, l'écoute de l'expérience, je respecte le savoir faire, l'intelligence et je n'ai qu'une piètre maîtrise du temps qui passe, de l’évolution. Mais n'est il pas évident que tout comme la peur, le passé doit être une indication, pas un frein?
Dans un monde où la pyramide des ages ce déséquilibre où la majorité est au ancien, doit on accepter le principe simple de démocratie même s'il parait évident à la jeune génération que les décisions ne correspondent pas à la réalité globale? Il est surement de la responsabilité de chacun de faire entendre sa voix. Peut être la limite du système est elle là : La vieille génération finit toujours par s'éteindre, le changement finit toujours par arriver, c'est lent, compliqué, et pas sans perte mais inévitable.
Certains resteront les même et continueront toutes leur vie de mériter ce respect quelques soit leur age. Un respect basé sur les actes du présent, sur une sagesse durement aquise. Mais pour les autres ???
Est il parfois criminel d'avoir bonne mémoire?

samedi 4 février 2012

Froid glagla Froid

Et non, ce n'est pas le deuxième effets kiskool. C'est l'hiver. On a tous une pensée pour les sans abris.
A mantet, on a aussi une pensée pour les animaux qui n'ont ni terrier, ni maison. Par -15 alors que les montants des fenêtres gèlent à l'intérieur, on s'inquiète des bêtes.
Heureusement Mathieu à travailler dur pour combler le moindre trou et et l'imperméabiliser. C'est pas très joli mais c'est provisoire et surtout efficace.

Nouvelle Cuisine

C'est pas que la compta c'est barbant, mais c'est plutôt ... Si si c'est très barbant alors pour varier les plaisirs je me suis attaquée à la cuisine 




<-- La cuisine avant les travaux, une série d'étagère de 20 cm.

J'ai donc rallongé les étagères de 20 cm et afin de placer un frigo dans la cuisine j'ai ôter l'étagère longue sur laquelle ce trouve les bidons.






 A présent le comptoir centrale peux servir pour cuisiner plus que pour déposer.
Une console permet de stocker fruits, pains et carafes entre les repas.
Tous les bocaux d'herbe et de graine en tout genre ont trouvés leurs places.
Je suis ravi et tous ça avec un peu de carton, de la colle, quelques magazines (pour la déco) et du vernis.



J'ai aussi poncé le sol pour enlever les restes de vernis noir et afin de la rendre plus gai j'ai préparé quatre tableaux collages pour plus tard.


Créations Feutrées

Incroyable, après 3 ans de tests, d’apprentissage et de ratage. Créations feutrées vient de naître avec l'espoir de faire les marché dès juin prochain. Il reste encore beaucoup de travail mais le premier pas vient d'être fait. 
2 commandes : Une de bracelet, et une vache.
Quelques cadeaux de noël pour notre famille : Une poupée, une pelote de laine feutrée fantaisie. 
Les résultats en photos des premières oeuvre feutrées.


 Pour les prochain mois : je doit préparer un stock de petits animaux feutrée (vaches, brebis et panda)
des petits sacs en feutre et en tricots feutrées.
Encore beaucoup d'expérience et de travail. Et l'année prochaine les premières réalisation feutrées colorée.